Les joueurs de l’Équipe Nationale ont rejoint Sidi Moussa en préparation des trois matches amicaux à venir contre la Mauritanie (le 3 juin), le Mali (le 6 juin) et la Tunisie (le 11 juin). À cette occasion, Djamel Belmadi s’est exprimé en conférence de presse.
Le sélectionneur de l’Équipe Nationale, Djamel Belmadi, a donné une conférence de presse aujourd’hui en vue des prochains rendez-vous de l’EN. Les Verts affronteront, en amicaux, la Mauritanie, le Mali et la Tunisie.
À travers une longue conférence, Belmadi est revenu sur les différents aspects de ce stage, sur ses attentes par rapport aux matches de préparation ainsi que sur les cas particuliers de certains joueurs.
Ainsi, pour lui, le report des dates des qualifications de la Coupe du Monde «n’est pas forcément un problème mais plutôt une opportunité pour les joueurs qui jouent moins avec leurs clubs. Dans tous les cas, les matches à venir comptent pour le classement Fifa »
«Nous ne sommes pas infaillibles. Ces amicaux nous serviront à progresser»
Interrogé quant à l’utilité des matches face à la Mauritanie, le Mali et la Tunisie, l’ex meneur de jeu de Manchester City a beaucoup insisté sur la notion de progression : «Nous avons des défauts, nous ne sommes pas infaillibles. Ces matches amicaux doivent nous servir à progresser, pour arriver au top et face à des adversaires qui sont tous les trois très solides.»
Interrogé quant au choix de ces adversaires, décidé en urgence à la suite du report des matches face à Djibouti et au Burkina Faso notamment, Djamel Belmadi a tout d’abord tressé les louanges de la Mauritanie : «La Mauritanie est une équipe qui ne cesse de progresser et qui est bien meilleure encore que Djibouti, sans vouloir leur manquer de respect, alors que nous allons les affronter en septembre. Ce match nous permettra d’enchaîner.»
Pour la Tunisie, en revanche, c’est davantage un choix lié au prestige et à des considérations de classement FIFA qui a motivé le sélectionneur a les affronter.
Enfin, quant au choix Mali pour les prochaines échéances, c’est à nouveau à une série de compliments que s’est adonné Djamel Belmadi : «C’est une grosse équipe, avec plus de 30 joueurs qui évoluent en Europe. Ils sont au moins aussi forts que le Burkina, que nous allons affronter, et je ne serais pas étonné s’ils redeviennent une top équipe sur la scène africaine dans quelques années.»
«Je ne teste pas pour tester. Les joueurs qui le méritent auront leur chance et ils devront la saisir, comme les autres.»
Place aux joueurs. S’il a gentiment taquiné Youcef Atal, qu’il a «obligé à chanter comme les nouveaux joueurs tellement ça faisait longtemps que nous ne l’avions pas vu!», il s’est félicité de son retour à un haut niveau physique et en a fait de même pour Hichem Boudaoui.
Le poste de gardien est une interrogation en EN et Djamel Belmadi le sait. Pour autant, il n’est pas particulièrement inquiet pour l’avenir : «Il y a vouloir et pouvoir ramener un jeune. Je ne vais pas en titulariser un uniquement en raison de son âge et rater la qualification ensuite. Je ne prépare pas forcément le futur parce que je si perds, il n’y a plus aucun futur.» Pour lui, il est clair, à l’heure actuelle, «Raïs M’Bolhi et Alexandre Oukidja sont au dessus.».
Les cas de Sayoud et Messaoudi ont été évoqués. Pour le premier, Djamel Belmadi a longuement expliqué qu’il évoluait en meneur de jeu, soit un poste devenu rare et qui ne correspond pas vraiment à son schéma. Il le compare même à Farid Boulaya qui «est bon mais n’a même pas plus de trois sélections.». Pour le second, c’est la concurrence à son poste, composée d’Andy Delort, Islam Slimani et Baghdad Bounedjah qui le bloque.
Interrogé quant à la concurrence, Djamel Belmadi a été clair: Il ne testera pas de joueur pour le plaisir de tester. Ainsi, Djamel Benlamri reste important et cette trêve a pour objectif «de le retaper physiquement, de lui permettre d’enchaîner en espérant qu’il retrouve un bon club en septembre» alors que pour Guedioura, c’est un joueur qui «n’a pas encore fini d’apporter ce qu’il avait à nous apporter». Rachid Ghezzal, quant à lui, se devra d’être performant dans un secteur où «la concurrence avec Mahrez ou Ounas est extrêmement forte. Rachid a raté le train des qualifications et de la CAN2019, il le sait.»
Enfin, c’est une petite surprise qu’a laissé sous-entendre le sélectionneur. Rayan Aït Nouri, dont le nom n’est pas ressorti en conférence, avait été évoqué pour faire partie de l’EN. Le sélectionneur, par ses déclarations, sous-entend effectivement son arrivée prochaine : «En défense, à gauche, certaines choses, certains mots, me laissent à penser que nous aurons plus de concurrence très bientôt nchallah, peut-être en septembre. Ramy Bensebaini s’est largement imposé, j’aimerais beaucoup avoir plus de monde derrière lui.»
Via dzfoot


