En 2024, lorsque je parlais d’Ibrahim Maza alors qu’il évoluait encore au Hertha Berlin, combien de fois ai-je entendu : « Tu survends les joueurs algériens », « Tu les surestimes », « Tu t’emballes trop ».
Aujourd’hui, Ibrahim Maza est l’une des révélations de cette Coupe du monde et figure parmi les meilleurs dribbleurs du premier tour. Le temps finit toujours par répondre aux débats.
Le même constat s’impose pour Anis Hadj Moussa. Cela fait longtemps que je mets en avant ses qualités, notamment après son énorme prestation contre Manchester City en Ligue des champions. Là encore, nombreux étaient ceux qui estimaient que j’exagérais. Aujourd’hui, ce sont les performances qui parlent.
Un travail de suivi effectué toute l’année
La différence est simple : je ne découvre pas ces joueurs pendant une Coupe du monde.
Toute l’année, chaque week-end, je relaie les performances des internationaux algériens et des jeunes talents, qu’ils soient titulaires, buteurs ou passeurs décisifs. Je les suis en temps réel, j’analyse leurs matchs et j’en parle bien avant qu’ils ne soient sous les projecteurs.
Il suffit de taper leurs noms dans la barre de recherche de Fennecinfo.com pour retrouver les articles publiés des mois auparavant. Les archives existent et permettent de vérifier la cohérence des analyses.
Des critiques envers Petković qui ne datent pas de l’élimination
Concernant Vladimir Petković, mes critiques ne sont pas liées aux derniers résultats.
J’ai commencé à pointer ses choix dès la défaite contre la Guinée, avant de les accentuer tout au long de l’année 2025.
En juin 2025, le sélectionneur expliquait lui-même qu’il allait faire tourner pendant la fenêtre internationale des qualifications pour la Coupe du monde. Finalement, il ne l’a quasiment pas fait, alors que plusieurs joueurs réalisaient pourtant d’excellentes saisons.
L’exemple le plus marquant reste celui d’Adil Boulbina. Avant le match amical contre la Suède, il était tout simplement l’un des meilleurs joueurs du championnat algérien avec le Paradou. Malgré cela, il n’a pas été retenu.
À l’inverse, Saïd Benrahma figurait dans la sélection alors qu’il évoluait désormais en deuxième division saoudienne. Ce choix avait déjà suscité de nombreuses interrogations à l’époque.
Des choix qui continuent d’interroger
Le match retour face à la Guinée a ensuite confirmé ces interrogations, avec plusieurs décisions difficiles à comprendre. J’ai continué à les dénoncer, tandis que plusieurs médias commençaient également à remettre en question les choix du sélectionneur.
Autre exemple : cette composition face au Nigeria, sans véritable numéro 9. Une décision qui a surpris de nombreux observateurs. Plus récemment encore, l’absence d’un avant-centre de métier dans le onze de départ a alimenté les mêmes interrogations.
Je m’interroge également sur la gestion de certains profils comme Yacine Titraoui, qui n’a pratiquement pas eu sa chance malgré ses performances en club et l’intérêt qu’il suscite auprès de plusieurs équipes. Même constat pour Kebbal, pourtant parmi les joueurs les plus décisifs de son championnat, mais absent des listes.
Les archives restent le meilleur argument
Je n’attends jamais les résultats pour changer de discours.
Quand je défends un joueur ou que je critique un choix, je le fais au moment où les faits se produisent, pas une fois que l’opinion générale a changé.
Aujourd’hui, beaucoup découvrent le potentiel de plusieurs joueurs algériens. Pour ma part, cela fait des mois, voire des années, que leurs performances sont relayées sur Fennecinfo.com.
Les archives sont là pour en témoigner. Il suffit de les consulter.


